mercredi 23 avril 2008

Argentina

Pampa et ciel argentins

Le périple en bus démarre et on ne sera pas étonné de sa longueur vue l'étendue de la Patagonie argentine et son caractère désertique ou plutôt pampin (néologisme créé sur le terme pampa).

Départ : 7h00 de Puerto Natales et arrivée à 12h00 à El Calfate (Argentina). Donc on a eu droit à un petit tampon à la frontière (yahoo, un de plus sur le passeport !) et ayè, on est en Argentine.



La pampa nous fait de l'oeil tout le long de la route. Arrivés à El Calafate, nous menons l'enquête : "comment rejoindre San Carlos de Bariloche ?". Il nous faut passer par Rio Gallegos sur la côte atlantique. Nous ne resterons donc que 3 heures à El Calafate, histoire de manger et de retirer des pesos argentins. Mais là, on a rencontré quelques difficultés : JB s'est fait avaler sa CB, la mienne avait souffert du froid lors du trek et en marchant dessus, elle s'était donc fendue (aïe, la galère). Les banques sont fermées pour causes d'élections municipales, il me faut donc trouver du scotch pour tenter une réparation à la McGyver. Mission accomplie : je repars avec mes pesos argentins direction Rio Gallegos.

Océan Atlantique (et dire qu'il y a peu, j'étais sur le Pacifique)

Le périple argentin sera marqué de 3 étapes : El Calafate, carrefour touristique pour ceux qui veulent découvrir les glaciers Perito Moreno; Rio Gallegos, simple stop pour la nuit (dîner dans un comedor libre, "fourchette libre" chinois, rencontre avec des israéliens, je suis tombée amoureuse de l'hébreu à l'occasion). La ville ne mérite pas plus de temps d'ailleurs et en route pour San Carlos de Bariloche...Affaire à suivre.

NB : décompte des km : Puerto Natales-Torres-Puerto Natales : 112 x 2 = 224 (2x2h de bus)
Puerto Natales-El Calafate : 362 km (5 heures 30 de bus)
El Calafate-Rio Gallegos : 316 km (4 heures de bus)
Rio Gallegos- Comodoro Rivadivia : 792 km (11 heures de bus)
Comodoro Rivadivia-San Carlos de Bariloche : 868 km (nuit dans le bus : 14h30 de bus).

Torres del Paine-Salto grande

Flore du Parc Torres del Paine

Petit échantillon de la flore aperçue lors du trek dans le parc Torres del Paine, Patagonia, CHILE.

[Proteaceae] Embothrym coccineum


[Calceolariaceae] Calceolaria Uniflora4



Empreintes d'algues laissées sur des pierres, le long du lac.

Je n'ai pas trouvé le nom de la dernière (sorry).

Si vous voulez en savoir plus sur le parc, n'hésitez pas, Wiki est toujours là.
Torres del paine

Autre particularité du parc, les nombreux lacs qui s'y trouvent ont chacun leur particularité : issu des glaciers, lac salé (et oui ! incroyable) etc, d'où toutes ces couleurs (encore et toujours).

Torres (la dernière)


Dernier jour donc dans le parc. J'embarque en début d'aprem sur le catamaran et nous traversons le lac Pehoe. L'eau est d'un bleu turquoise , une couleur pareille c'est juste dingue. Une fois de l'autre côté, au lieu de poursuivre en bus, je décide de faire une pause et d'aller voir le Salto grande. Une énorme cascade, dans un fracas impressionnant, l'eau se jette venant tout droit des glaciers un peu plus haut.

Après cela, j'avais envisagé de patienter le prochain bus de 18 heures dans un refuge au bord du lac mais manque de pot, le refuge est en travaux et avec les vents qui balayent le paysage, la perspective de rester à l'extérieur pendant trois heures ne me réjouissaient guère. Seule solution : ce côté du parc étant fréquenté par les voitures, faire du "dedo" à savoir du stop. Quelques touristes, quelques tours operators mais personne de bien sympathique. Des allemands me claquent la porte au nez, des retraités québécois n'ont pas la place donc voyez un peu la scène : moi, avec mon gros sac, dans un réel trou perdu mais ne jamais désespérer ! Un bus arrive, je demande au chauffeur s'il peut me déposer à l'entrée du parc et lui, adorable chilien prêt à aider, me propose même si besoin de me ramener à Puerto Natales ! Quatre petits français sont également dans le bus mais pour remercier le chauffeur, je m'en vais lui faire la cosette et là, je suis ravie. Reparler espagnol (ça fait du bine mine de rien après avoir passé une semaine en vraie touriste), qui plus est avec un chilien qui me félicite de mon espagnol (après 3 mois au Chili, cela semble légitime) et c'est là que c'est magique parce qu'à son contact, un type local qui connaît bien le parc, on en apprend toujours plus que dans les guides !


Petit topo : on traverse donc le parc mais de l'autre côté du parc. On a donc une vue d'ensemble dur le massif (cf photo), le ciel se dégage, je découvre la faune : un condor et les fameux huanacos (cousins du lama), ils sont très nombreux dans le parc. J'apprends aussi pourquoi le parc semble désertique, noir par endroit : la faute à un inconscient touriste tchèque qui a allumé un feu l'an dernier et avec les vents d'ici, il n'a fallu qu'une seconde pour que ça crame. Autre danger du parc : de par son isolement, quand il y a un accident, pas facile d'appeler les secours et les fondus d'escalade qui se risquent à grimper en font parfois les frais...



Nous arrivons à l'entrée, je remercie mon chauffeur et je m'en vais rechercher un autre moyen de locomotion pour rejoindre le refuge du départ de vendredi soir. Histoire de patienter au chaud avec un petit verre et de me rassasier une ultime fois des Torres illuminées de soleil. Qu'il est bon ce moment, être seule, au calme, à profiter. La zénitude s'empare de moi. So happy.




Puis retrouvailles avec JB et David et retour à la civilisation (ou presque) à Puerto Natales. Dîner d'un churrasco completo, miam et au dodo chez Jerry's. Une petite dame chilienne qui fait pension pour les touristes. Au petit déj' on aura même droit à la confiture de rhubarbes maison de quoi se remplir le ventre avant de prendre le bus por ARGENTINA. Que siga el viaje ! Andamos !

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Clin d'oeil parce que le premier plan et bien c'est le fameux parc "Torres del PAINE" en Patagonie chilienne. Vue sur les cuernos. Trop beau et puis elle est mignonne aussi la petite bête !

lundi 21 avril 2008

Torres (3)





La journée se poursuit donc, nous ne traînons pas et nous mettons en route. Et en marche, nous découvrons des troupeaux de chevaux patagons, la faune et la flore du parc. Nous longeons l'un des plus grands lacs du parc. La journée est agréable. Nous déjeunons dans une auberge au pied des "cuernos" et nous repartons, alors que nous avions prévu de passer la nuit au refuge de la vallée française, nous avons décidé de poursuivre car il n'était que 16 heures donc autant avancer.

Bords du lac Nordenskjold


Los Cuernos
Valle frances

Deux heures plus tard, nous arrivons au camping Pehoe où nous passerons la nuit. Les sardines plantées, nous passerons la nuit à nous demander si la tente va s'envoler ou non !


Le soir, une bonne douche et un bon repas au chaud, et surprise, nous retrouvons Greg et Marie qui font le fameux W, circuit-phare du parc mais dans le sens contraire au nôtre.



Cette journée sera à marquer dans les annales : 32 km de marche et wah, je n'en peux plus. Les garçons envisagent d'aller voir le glacier demain mais pour ma part, je pense que je n'arriverai pas à suivre. Je préfère donc passer la matinée du dimanche au chaud plutôt que sous la pluie. écriture de cartes postales et petite excursion prévue de l'autre côté du lac près d'une chute d'eau. Photos à l'appui :ah oui, pour la cascade, il m'a fallu traverser en catamaran le lac et voyez un peu la couleur de l'eau et une de ces vues sur los cuernos.


Torres del paine (2)


A peine ragaillardis d'un dîner de pâtes préparé sur le réchaud de gentils allemands et d'une nuit bien courte, nous nous levons, il est 4h30 et hop, on est parti et oui. Et pourquoi ? Et bien sous ces latitudes, la nuit est courte : coucher du soleil vers 23h et lever vers 5h. Oui mais on n'est pas obligé de se lever en même temps que le soleil vous me direz. Mais avant oui, si on veut admirer le dieu Soleil caresser de ses premiers rayons les fameuses Torres del Paine et le spectacle est incroyable nous a-t-on dit donc allez, allez.

Après 30 minutes d'ascension, encore et toujours, wahou, on arrive juste à temps et c'est juste waaaaaaaaaahhh.

Il fait froid certes mais les images parlent d'elles-mêmes, à votre bon plaisir, je vous laisse découvrir :