lundi 26 mai 2008

Fin de séjour, les derniers jours


Et oui, on y arrive enfin, ça sent vraiment la fin. Les derniers jours ont consisté en une course aux cadeaux manquants à la feria artesanal Santa Lucia notamment : petite poupée en laine pour les grand-mères, bonnets, gants pour la famille et les amis, bijoux en verre pour les autres copines. J'ai essayé de gâter tout le monde.

Et il y a aussi eut les au revoir aux amis, dernière soirée chez Damien, dernier rdv à l'ICF avec Manuel et puis voilà, mardi après-midi, 15h, la navette de l'aéroport passe me prendre en bas de chez moi. Une bise à Maria Paz et au gardien de l'immeuble et oui, et la dernière enfin à Miguel.

On charge la valise et hop, en route, j'en ai le cœur gros mais il est vrai que mes larmes vont vite sécher, je cherche à m'occuper l'esprit et puis, c'est bizarre, comme si ce n'était pas terminé, cette impression d'inachevé me fait penser que peut-être ce n'est pas la dernière fois que je suis en terre chilienne et que je reverrais les gens rencontrés ici. L'avenir nous le dira...

A l'aéroport, après avoir réussi à faire embarquer mon sac en surcharge de quelques 6 kilos sans rien payer, après avoir une petite peur bleue : "vous devez passer au guichet Air France pour vous acquitter des frais de changement de billet" mais il n'en sera rien, après avoir laissé mes claquettes dans les toilettes (et oui, pas besoin d'elles en France, c'est l'hiver) et après avoir posté mes dernières cartes postales, je m'en vais dépenser mes derniers pesos dans les boutiques.

Une énorme barre de Toblerone mais pas de vin chilien pour papa (vu qu'avec le nouveau règlement, les liquides sont interdits), un porte-feuille, une ceinture et l'heure du décollage approche, cette fois c'est la bonne. Dernières images : les champs sont au vert, la Cordillère a quitté son beau manteau blanc d'août, le ciel est bleu, j'ai l'âme grise mais demain, petit réveil à Paris, il fait 1°, les sourires de la veille ont laissé place au visage fermé des douaniers français, welcome home !

Valpo, me revoilà


Je l'avais dit, "Valparaiso, je reviendrai avant de rentrer" et bien j'ai attendu la dernière minute pour le faire. En effet, nous sommes dimanche 16 décembre et je prends l'avion ce mardi. Le ciel n'est pas à la fête, il fait gris, premier arrêt au marché, cela m'enchante toujours autant puis déjeuner d'un churrasco italiano (comprenez un hamburger à la chilienne : des tranches fines de bœuf, de l'avocat, des tomates et de la mayo. Pour l'après-midi, nous nous dirigeons vers le muelle (quai) Prat où l'on peut faire un tour de la baie dans des petites embarcations, ainsi on se rend compte de l'étalage des petites maisons de couleurs dans les collines. On a même croisé des otaries ou des loups de mer (je m'y connais pas trop) dans l'eau.
Pause sur une plage du côté de Viña del Mar et retour dans la soirée sur Santiago.

Bilan : je n'ai toujours pas visité une seule des trois maisons de Neruda, me faudra-t-il revenir au Chili ? Je le crains, to be continued.

vendredi 25 avril 2008

Faisons les comptes

Donc fin du périple : retour à la case "Santiago". Voyons un peu le chemin parcouru.

Départ de Santiago le dimanche 2 décembre à 19h16 et retour le vendredi 14 à 19h30 soit 12 jours de voyage.

Détails des km :
Stgo - Puerto Montt 1016 km (13 heures de bus)
Puerto Montt - Puerto Natales 1620 km ( 3 jours de bateau)
Puerto Natales - Torres del Paine - Torres del Paine 224 km (A-R 4 heures de bus + 40 km à pied de trek)
Puerto Natales - El Calafate (Argentina) : 362 km (5h30 de bus)
El Calafate - Rio Gallegos : 316 km (4 heures de bus)
Rio Gallegos - Comodoro Rivadivia : 792 km (11 heures de bus)
Comodoro Rivadivia - San Carlos de Bariloche : 868 km ( 14h30 de bus dont une nuit)
San Carlos de Bariloche - Mendoza : 1220 km (17 heures de bus dont une nuit dans le bus)
Mendoza (Arg.) - Santiago (Chile) : 340 km (7h30 de bus)

SOIT un total de : 6798 km (environ), 76h30 de bus (dont 3 nuits) et 72h de bateau.

Et bah, maintenant je veux bien croire que l'Amérique du Sud soit si vaste et que certains de prennent une année pour ne se consacrer qu'à la parcourir ! Incroyable.

Dernière étape


"Profitez du paysage"

Jeudi 13 décembre, après une balade à l'air pur, direction le centre de Bariloche et la chasse au cadeaux de Noël : du chocolat en masse (une grosse boîte et pleins de petites), du thé, des petits produits locaux à rapporter aux copines.

17h30 en route pour une nouvelle session bus : Bariloche - Mendoza 1220 km (d'où une nouvelle nuit dans le bus, on adore) et puis Mendoza-Santiago (7h30 de bus pour 340 km mais passage de frontière et chasse aux produits alimentaires dans les bagages obligent).


Enfin, cela m'a permis de traverser la cordillère et de vous fournir quelques clichés de ces montagnes de chocolat entraperçues il y a presque 4 mois depuis l'avion.


Retour sur Santiago vers 19h30, la cohue du métro, le barda du sac, une douche et me voilà repartie pour un dîner au resto avec la Clau, direction el Azul profundo, restaurant au caractère nérudien (dixit le Routard) dans Bellavista. Au menu, des fruits de mer, miam.

jeudi 24 avril 2008

San Carlos de Bariloche - Hummmm


Et oui, hummm parce que Bariloche c'est LA capitale argentine du .... Chocolat. J'étais donc obligée de passer par là. Et c'est peu mentir que de dire que le chocolat a pris ses quartiers dans toute la ville.

Dans la rue principale, on doit pouvoir décompter une dizaine de boutiques spécialisée donc miam miam. Enfin avant de me repaître de ces délices (nom féminin au pluriel), je dois trouver logis.

Arrivée après 27 heures de bus durant lesquelles j'ai pu me délecter de paysages de montagnes verdoyantes avec des lacs et des fleurs, je me dirige vers le centre ville pourvue de quelques adresses dégotées dans le Lonely planet. Première adresse, on vante l'accueil d'un appartement situé au dernier étage d'un immeuble avec une vue imprenable sur le lac, pof pof pof, je suis partie.


Et là, OM, accueil zen à souhait, une musique d'ambiance hippie chic tranquille font de cet immense appartement (le 1004) un endroit adorable où on se sent bien. Des grandes tables en bois dans la salle à manger, des canapés dans le salo, rocking chairs, le wifi, une cuisine top qualité en libre accès, chacun se sert de tout, du thé : "tu veux ? vas-y, prends", bref le pied après ce long voyage. Je pose mon sac.

Puis repérage en ville, l'office de tourisme pour savoir que faire, petit tour au musée de la Patagonie, le centre a des allures de station alpine avec les chalets. Un autre tour dans l'église puis je m'accorde enfin une pause chocolat chaud et muffin. Y'a de quoi tomber fou, je résiste, j'aurai bien assez le temps de faire de lèche-vitrine (l'expression n'a jamais aussi bien porté son nom) pour ramener des petits cadeaux à tous.


église de San Carlos de Bariloche ("homme de l'autre côté de la montagne" en mapudungun)

Retour au havre de paix, épluchage de guide, demain avant de reprendre la route pour Santiago via Mendoza, j'irai faire un tour du côté du parc Llao-Llao (prononcez Chao-Chao), pour se dégourdir les gambettes avant la session shopping.


Bords du lac Nahuel Huapi (en mapuche "île des jaguars")

Dîner d'une pizza, on dit que les argentins sont les meilleurs pour ça (immigration italienne oblige).

mercredi 23 avril 2008

Argentina

Pampa et ciel argentins

Le périple en bus démarre et on ne sera pas étonné de sa longueur vue l'étendue de la Patagonie argentine et son caractère désertique ou plutôt pampin (néologisme créé sur le terme pampa).

Départ : 7h00 de Puerto Natales et arrivée à 12h00 à El Calfate (Argentina). Donc on a eu droit à un petit tampon à la frontière (yahoo, un de plus sur le passeport !) et ayè, on est en Argentine.



La pampa nous fait de l'oeil tout le long de la route. Arrivés à El Calafate, nous menons l'enquête : "comment rejoindre San Carlos de Bariloche ?". Il nous faut passer par Rio Gallegos sur la côte atlantique. Nous ne resterons donc que 3 heures à El Calafate, histoire de manger et de retirer des pesos argentins. Mais là, on a rencontré quelques difficultés : JB s'est fait avaler sa CB, la mienne avait souffert du froid lors du trek et en marchant dessus, elle s'était donc fendue (aïe, la galère). Les banques sont fermées pour causes d'élections municipales, il me faut donc trouver du scotch pour tenter une réparation à la McGyver. Mission accomplie : je repars avec mes pesos argentins direction Rio Gallegos.

Océan Atlantique (et dire qu'il y a peu, j'étais sur le Pacifique)

Le périple argentin sera marqué de 3 étapes : El Calafate, carrefour touristique pour ceux qui veulent découvrir les glaciers Perito Moreno; Rio Gallegos, simple stop pour la nuit (dîner dans un comedor libre, "fourchette libre" chinois, rencontre avec des israéliens, je suis tombée amoureuse de l'hébreu à l'occasion). La ville ne mérite pas plus de temps d'ailleurs et en route pour San Carlos de Bariloche...Affaire à suivre.

NB : décompte des km : Puerto Natales-Torres-Puerto Natales : 112 x 2 = 224 (2x2h de bus)
Puerto Natales-El Calafate : 362 km (5 heures 30 de bus)
El Calafate-Rio Gallegos : 316 km (4 heures de bus)
Rio Gallegos- Comodoro Rivadivia : 792 km (11 heures de bus)
Comodoro Rivadivia-San Carlos de Bariloche : 868 km (nuit dans le bus : 14h30 de bus).

Torres del Paine-Salto grande